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Le budget du ministère du Travail 2018 privilégie la formation des demandeurs d’emploi et des jeunes les moins qualifiés

Bercy, siège du ministère des Finances. Bercy, siège du ministère des Finances.
Le ministère du Travail a présenté un budget 2018 qu’il qualifie, à périmètre comparable, de « globalement stable », à 15,2 milliards d’euros, mercredi 27 septembre. Le plan d’investissement dans les compétences (PIC) sera doté d’une enveloppe d’1 milliard d’euros en 2018. « C’est un budget de transformation des dépenses orienté vers la formation des demandeurs d’emploi et des jeunes les moins qualifiés », indique t-on rue de Grenelle.
 

Dans les chiffres, le budget 2018 de la mission « Travail et Emploi » sera en baisse de 9% par rapport à 2107, passant de 16,7 à 15,2 milliards d’euros. Mais dans la réalité, le ministère précise que le budget initial de 2017 n’ayant pas intégré les allocations touchées par les chômeurs en fin de droit (ASS) contrairement à celui de 2018, on peut parler d’une tendance « stable ». Les économies réalisées sur les contrats aidés (1 milliard d’euros) et sur les primes à l’embauche (850 millions d’euros) seront mobilisées pour participer à l’effort de réduction des dépenses publiques à hauteur de 500 millions d’euros et pour financer le plan d’investissement dans les compétenc

Une enveloppe d’ 1 milliard d’euros pour le PIC en 2018

Sur l’ensemble du quinquennat, le ministère du Travail déploiera 13,8 milliards d’euros dans le cadre du PIC dont 11 milliards d’euros consacrés à la formation des demandeurs d’emploi et des jeunes les moins qualifiés et 2,8 milliards d’euros pour le dispositif Garantie jeunes. Dès 2018, 1 milliard d’euros seront investis pour l’accompagnement et la formation des demandeurs d’emploi et des jeunes peu qualifiés. Selon le ministère du travail, cet effort de formation est inédit et sera renforcé dans les années à venir après avoir engagé la transformation du système de formation professionnelle dont le projet de loi devrait être présenté au Parlement en avril 2018. Le ministère précise que les formations longues et qualifiantes seront privilégiées et qu’un travail de fond sur la gestion prévisionnelle des compétences devra être réalisé. Par ailleurs, le gouvernement prévoit l’entrée de 100 000 nouveaux jeunes (contre 87 000 en 2017) dans le dispositif Garantie jeunes qui engagera 515 millions d’euros en 2018.

200 000 des contrats aidés en 2018

En 2018, le nombre de contrats aidés passera de 280 000 à 200 000 et l’enveloppe de 2,4 à 1,4 milliards d’euros. La prise en charge de ces contrats qui seront signés exclusivement dans le secteur non marchand passera, quant à elle, de 70% à 50% en moyenne. « La prise ne charge pourra être plus élevée en fonction des territoires, comme l’Outre-Mer, et des publics  », précise toutefois le ministère. Dès le premier trimestre 2018, un nouveau contrat aidé « qui intégrera davantage d’accompagnement et de formation » sera lancé sur la base du rapport de Jean-Marc Borello, président du groupe SOS dont on attend la remise à la fin de l’année. Le reste des dépenses devrait rester stable. C’est le cas pour le budget de Pôle Emploi à 1,5 milliards d’euros. Certaines sont en légère hausse comme « l’emploi adapté aux personnes handicapées » et « l’insertion par l’activité économique » note le gouvernement. Enfin, les budgets de 2019 et de 2020 sont annoncés en baisse respectivement à 12,9 milliards d’euros et 12,6 milliards d’euros selon les estimations du gouvernement.